Traitements et remèdes naturels pour traverser la ménopause

Traitements et remèdes naturels pour traverser la ménopause

La ménopause, kesako?

La ménopause est souvent,  mais pas toujours,  un cap, un moment de la vie auquel on s’est plus ou moins bien préparée, qu’on doit traverser et qui ne doit pas forcément être désagréable ou négatif. Toutes les femmes ne sont pas égales devant la ménopause : certaines la vivent comme un soulagement et d’autres comme une calamité !

Elle arrive entre 42 et 58 ans, en moyenne à l’âge de 51 ans, et est caractérisée par l’absence totale de saignements (d’ovulation) pendant un an. Elle suit une période dite de « pré-ménopause » qu’on peut qualifier de « chaos » au niveau des cycles. Pas forcément leur ralentissement, parfois les cycles peuvent s’accélérer et raccourcir (le corps veut mettre toutes les chances de son côté d’avoir encore des enfants !). Puis ils rallongent et enfin ils s’arrêtent.

Il s’agit d’un processus physiologique naturel et  irréversible (NB : un arrêt des règles avant cet âge, ce n’est pas une ménopause « précoce », c’est de l’insuffisance ovarienne).

Ce n’est donc pas  une maladie, même si cela peut impliquer des effets collatéraux (symptômes) inconfortables.

Physiologiquement

Voici ce qui se passe « schématiquement » :

– c’est important de le comprendre car l’ignorance conduit au stress, lui-même néfaste dans la régulation des hormones –

Comme pour la résistance à l’insuline, les ovaires deviennent résistants aux messages hormonaux envoyés par l’hypophyse. Ils n’y répondent d’abord presque plus, puis plus du tout. L’ovaire cesse d’abord de sécréter de la progestérone (une grossesse n’est plus possible) ; ensuite diminuent les sécrétions d’œstrogènes – les hormones spécifiques de la féminité. Mais l’hypophyse, comme si elle ne le savait pas, continue de stimuler à blanc les ovaires. Ces stimulations qui n’aboutissent pas, aggravées par le stress, créent des bouffées de chaleur désagréables.

A partir du moment où les ovaires ont cessé de produire œstrogènes et progestérone, ce sont les glandes surrénales qui  prennent le relais.

Elles maintiennent une sécrétion minimale des deux hormones féminines, qui sert essentiellement à maintenir la masse osseuse et la masse musculaire. Attention donc aux femmes qui sont en épuisement surrénalien (hyperactives,  hyper stressées, épuisées chroniques, consommatrices de tabac et café, sédentaires). Car le relais ne sera pas pris. Et ce sont ces femmes-là qui connaitront le plus problèmes de santé dont l’ostéoporose !

Psychologiquement et émotionnellement 

La femme n’est plus gouvernée par les œstrogènes/la progestérone qui suivent des phases « cycliques ». Elle devient gouvernée par FSH/LH, les deux hormones hypophysaires qui prennent le relais et qui sont, elles, « linéaires » pour permettre à la femme d’accéder à un autre statut : un autre temps de vie, un temps plus créatif, une autre dimension de la féminité, un temps de  « sagesse » pour être enfin soi-même, connectée, s’affirmer, se reconvertir etc.

Les principaux désagréments de la ménopause

L’arrêt des règles peut entraîner des troubles et des manifestations désagréables, d’intensité variable selon les femmes, dus aux modifications des sécrétions hormonales.

Très rapidement, peuvent survenir des symptômes :

  • Neurovégétatifs : bouffées de chaleur, crises de sudation, puis, plus progressivement, fatigue, insomnie, vertiges
  • Psycho-affectifs : instabilité d’humeur, anxiété, énervement, démotivation, difficulté à se concentrer, dépression
  • Physiques : prise de poids, asséchement des muqueuses et de la peau, fragilisation osseuse, accentuation des rides, augmentation de la graisse abdominale, chute des cheveux, diminution du volume des seins… etc.

La ménopause peut aussi aggraver des troubles préexistants, par exemple les fuites urinaires.

Mais hormis ces symptômes visibles, ce grand bouleversement hormonal implique aussi de nombreux changements silencieux et insidieux dans le corps et notamment – on le sait moins – un risque cardio-vasculaire supplémentaire : la diminution des hormones entraîne une diminution de la capacité de l’organisme à brûler les graisses. Le système cardiovasculaire subit une sorte de « refonte » totale et la composition de la graisse corporelle change, particulièrement celle entourant le cœur (la « mauvaise graisse »).

La ménopause, c’est aussi le regard de son mari qui change, parce que vous prenez du poids, ce sont les « prises de bec » à répétition à la maison parce que vous êtes vidée de votre énergie, à plat, déprimée, etc.

Les solutions proposées par la médecine pour soulager les symptômes

L’hormonothérapie substitutive (appelées THM désormais) est un traitement chimique apportant les hormones qui ne sont plus produites par les ovaires. Mais cette solution est très controversée  car elle est accusée d’augmenter la possibilité d’avoir un cancer du sein, le risque persistant même 10 ans après l’arrêt du traitement substitutif. Selon le Pr Joyeux, cancérologue et grand spécialiste de la question : « THM et pilules, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, mais le temps pour “fabriquer” le cancer du sein en particulier est d’autant plus long que la femme est jeune et que les doses d’hormones consommées sont faibles. C’est l’inverse à la ménopause. Trois à cinq ans suffisent à cet âge tandis qu’avec la pilule contraceptive il faut une dizaine d’années selon les doses ».

Et de toutes façons, quel intérêt à apporter à une femme des hormones de synthèse dont elle n’a naturellement plus besoin ?

Ainsi, certains gynécologues n’hésitent plus à proposer des traitements hormonaux substitutifs naturels, les phytohormones, qui réduisent les stimulations excessives de l’hypophyse. Ces phytohormones se retrouvent dans certaines molécules qu’on trouve dans la nature et qui ressemblent à vos œstrogènes (ou à la progestérone) et agissent comme eux sans en présenter les inconvénients (voir plus loin).

La ménopause est donc un changement d’équilibre qui ne nécessite pas un remplacement hormonal artificiel pour un corps qui n’en a plus besoin: le corps préfère toujours les hormones qu’il fabrique lui-même que celles exogènes qu’on lui impose. Et ailleurs dans le monde, notamment au Japon, des femmes traversent la ménopause sans le moindre symptôme; il n’existe d’ailleurs pas de mot pour qualifier cette période.

Conseils généraux pour les symptômes les plus courants

Venir à bout des bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur sont le phénomène le plus répandu et le plus pénible pour beaucoup de femmes. Ces bouffées se produisent de jour comme de nuit et durent en moyenne 2 à 3 minutes : une onde de chaleur se répand dans le corps et touche successivement le décolleté, le cou, le visage et le cuir chevelu. Elles peuvent vous réveiller plusieurs fois par nuit avec des rougeurs, une transpiration parfois importante accompagnée d’une forte angoisse . Leur apparition est favorisée par l’émotion, l’effort physique, les repas chauds et les épices. Elles ne présentent pas de risque pour la santé mais elles peuvent être gênantes, voire humiliantes lorsqu’elles surviennent en public.

  • Choisissez des vêtements confortables, en lin ou en coton – mais pas en matière synthétique.
  • Évitez les pulls à col roulé qui risquent d’accentuer les bouffées
  • Ne mangez pas trop de plats épicés. Attention à ne pas boire trop d’alcool.
  • Essayez de toujours avoir une bouteille d’eau fraîche avec vous.
  • Si vous le pouvez, travaillez dans une pièce bien ventilée… à côté de la fenêtre ou d’un ventilateur.

Les problèmes de peau

La chute de sécrétion des hormones œstrogènes provoque un appauvrissement de la peau en fibres élastiques et en collagène. Elle a donc tendance à s’amincir, à se flétrir et à se dessécher, tandis que la pilosité s’accentue dans certaines zones (menton, lèvre supérieure) et que le volume capillaire diminue. Le dessèchement de la peau peut s’accompagner de démangeaisons parfois intenses.

Voici quelques conseils pour vous aider à retrouver une peau de jeune femme :

  • Pour la toilette du corps, utiliser des savons surgras. J’utilise personnellement « Bioticlean », une poudre lavante pleine de probiotiques qui dépose un film protecteur sur la peau et qui sent merveilleusement bon
  • Après la toilette, hydrater la peau du visage comme celle du corps, avec des huiles végétales de préférence
  • Éviter les vêtements en tissu synthétique ou en laine, susceptibles d’irriter et d’aggraver le prurit.
  • S’alimenter correctement et boire suffisamment est le bon moyen de garder une peau de qualité.

Ces 3 supplémentations feront aussi un bien fou à votre peau :

  • Huile d’onagre ou huile de bourrache, riches en acides gras essentiels (2 gélules le matin).
  • Vitamines E naturelle (huiles de germes de blé et de colza, soja, noisettes, amandes) et vitamine C (agrumes, légumes verts).
  • Sélénium (viande, poisson, œufs, céréales, noix du Brésil).
Fleur d’Onagre Jaune

La sécheresse vaginale 

L’absence de sécrétion d’œstrogènes entraîne des altérations des tissus génitaux qui se traduisent par :

  • un amincissement des tissus, des grandes et petites lèvres. La muqueuse du vagin devient plus sèche, ses parois plus minces ;
  • une sensibilité plus grande aux infections (mycose, papillomavirus…)
  • des démangeaisons ou des brûlures au niveau de la vulve ;
  • des rapports sexuels plus difficiles ;
  • une raréfaction des poils pubiens…
  • Ces phénomènes physiologiques peuvent également expliquer la baisse de votre libido.

À titre préventif et en l’absence de traitement hormonal substitutif :

  • Utiliser des gels lubrifiants réparateurs (Replens, Mucogyne)
  • Appliquer un traitement local à base d’œstrogènes, sous forme de crèmes ou d’ovules, dont l’action se limite à la muqueuse sans diffuser dans l’ensemble de l’organisme (Trophigil, Colpotrophine, Physiogine)

On peut aussi ajouter des ovules à base d’acide hyaluronique ou des ovules de Geliofil. Il s’agit d’un gel de glycogène et d’acide lactique qui « nourrit » les bonnes bactéries et leur permet de proliférer. Et si la sécheresse persiste, un peu d’huile de rose musquée et d’amande douce sur les zones intimes, matin et soir, vous donneront du bonheur.

Enfin, faites comprendre à votre compagnon que la douceur, les fleurs et les câlins, quand il effleure tout votre corps de la tête aux pieds, réduisent à minima les désagréments de la ménopause, et que la salive est le meilleur remède à la sécheresse vaginale…!

L’ ostéoporose et la déminéralisation 

Lorsque les œstrogènes se raréfient, ils cessent de stimuler l’activité des cellules osseuses qui fixent le calcium, provoquant la fragilisation et la déminéralisation des os. Le calcium fuit des os et se dépose dans les artères. L’ostéoporose ne s’accompagne d’abord d’aucun symptôme. Les premières manifestations concrètes (douleurs, déformations, fractures) n’apparaissent que tardivement, mais il s’agit en fait des complications d’un processus déjà à l’œuvre depuis une dizaine d’années.

  • Ne pas suivre sans contrôle de régime amaigrissant trop strict, souvent déséquilibré en oligo-éléments et en nutriments utiles.
  • Pour empêcher la fuite du calcium dans vos artères, il est nécessaire de maximiser vos apports en vitamine K2.  Prendre de la vitamine D3 en même temps que la vitamine K2 et/ou veiller à son apport suffisant dans l’alimentation (œufs, viandes, poissons gras) en plus d’ ½ d’heure d’exposition solaire en été permet de renforcer considérablement ses effets sur la solidité des os.

  • Les compléments alimentaires de calcium étant déconseillés,  il convient donc d’enrichir son alimentation avec les aliments qui peuvent fournir de bonnes quantités de calcium assimilable tels les légumes secs (300 mg pour 200 g) et les épinards (120 mg pour 100 g). Les algues, les fruits de mer, les céréales complètes, le soja, les légumes verts, les fruits (notamment les dattes) sont aussi d‘excellentes sources de calcium mais veillez à les associer correctement au phosphore qui en assure la fixation.
  • Mangez des bouillons, faits avec des carcasses, des os à moelle, pour apporter le collagène nécessaire à vos os.
  • L’ostéoporose ne se combat pas par des pilules mais par le sport : les os comme les muscles ont besoin d’être soumis à des tensions  à des pressions et même à des chocs pour durcir et rester durs

La prise de poids 

Plus de la moitié des femmes prennent entre 3 et 5 kg durant la ménopause. Il s’agit généralement de graisse viscérale au niveau de l’abdomen, particulièrement mauvaise pour la santé. En appliquant quelques règles de diététiques basiques, vous devriez éviter ça :

  • Vérifier d’abord l’état de la thyroïde (TSH, T3, T4, iodurie) : une hypothyroïdie pourrait expliquer la prise de poids
  • Équilibrer son alimentation pour l’adapter à ses besoins
  • Pratiquer une activité physique régulière
  • Ne pas grignoter ni céder à un accès de boulimie (sinon prendre des noix ou des amandes)
  • Ne pas utiliser de diurétiques, de laxatifs ni de coupe-faim.

Les outils de la naturopathie

Toutes les propositions ci-dessous sont des pistes plus ou moins incontournables, que vous pouvez essayer, en les combinant ou en les essayant une par une jusqu’à ce que vous trouviez celle qui vous correspond. Mais elles ne remplacent en rien un suivi chez votre gynécologue et votre naturopathe, qui sera le plus à même de vous conseiller un programme d’hygiène vital individualisé.

La Réforme Alimentaire

Il est impossible de faire l’impasse sur une réforme alimentaire durable avec une alimentation:

  • plus fortement orientée vers les végétaux frais (70% de fruits, légumes, graines, légumineuses, céréales complètes) et de préférence bio pour éviter l’action hormonale des pesticides 
  • majoritairement à base d’aliments non transformés
  • privilégiant les poissons gras, les viandes issues d’animaux nourris à l’herbe, et les aliments contenant des acides gras mono-insaturés (huile d’olive et de colza)
  • pauvre en produits animaux, viandes rouges (y compris jambon, charcuterie…), produits laitiers de vache (avec 3 à 4 fois trop de calcium animal et trop de graisses saturées et en plus de facteurs de croissance)
  • pauvre en sucre blanc (dans les sucreries, biscuits et pâtisseries)   
  • riche en calcium d’origine végétale : le calcium des fruits, des légumes des légumineuses, des amandes, noisettes, du persil est absorbé par le tube digestif jusqu’à 75 % si vous les mastiquez bien, alors que le calcium animal n’est pas absorbé à plus de 30 %. Le reste part dans les déchets ou est absorbé anarchiquement si vous avez de la porosité intestinale et cet excès de calcium se retrouve alors dans les muscles, les tendons, le cartilage articulaire, les seins, la prostate où il crée de l’inflammation nocive pour l’organe atteint
  • contenant des aliments riches en antioxydants qui protègent les cellules des veines et des artères contre les radicaux libres (vitamine C dans le persil, le kiwi, la papaye et le poivron ; sélénium dans les noix du Brésil, les champignons, le chou et l’orge ;  flavonoïdes des fruits rouges (myrtille, cassis)
  • Ajoutez des graines de lin à vos menus : elles ont des effets prouvés sur la prévention du cancer du sein et sur la réduction des bouffées de chaleur

Une phyto-hormono-thérapie bien réfléchie

Dans votre alimentation, vous pouvez facilement obtenir des phytohormones, douces et actives. Les aliments les plus riches en phytohormones sont les lentilles, le soja et les haricots rouges, mais aussi en quantité plus faible dans les pois-chiches, les haricots verts, les brocolis, les asperges cuites, les groseilles, les pamplemousses, les raisins secs, les noisettes, et les cacahuètes.

Une belle assiette d’aliments riches en phytohormones (home made !)

Les plantes seraient la meilleure alternative aux traitements hormonaux substitutifs chimiques, et parmi elles :

  • Le soja est l’une des plantes les plus riches en phyto-œstrogènes. Il suffirait ainsi de  manger chaque jour 60 g de graines de soja germées ou sous forme de gélules pour que les symptômes de la ménopause cessent. Cependant,  l’immense majorité des produits à base de soja est fabriquée à partir de soja génétiquement modifié (OGM) dont on ne connaît pas les effets sur la santé à long terme. Le soja a également pour inconvénient d’être l’un des 8 plus grands allergènes alimentaires. Dans le doute sur la qualité du soja que vous consommez, abstenez-vous !
  • La sauge stimule l’activité des ovaires et elle freine l’excès de sueur. On conseille généralement de la prendre sous forme de gélule de gélules de poudre totale dosée à 300mg , 1 matin et soir, ou bien en infusions (mais dans ce cas, il faut en boire au moins 5 mugs par jour). La sauge sera encore plus efficace si vous prenez ces gélules avec une tisane de mélilot : 2 pincées de sommités fleuries pour 1 litre d’eau bouillante et laissez infuser 5 minutes.
  • Le houblon est oestrogène-like et anti-androgène : il est particulièrement intéressant chez la femme ménopausée présentant de l’acné ou l’apparition/l’aggravation d’une pilosité inesthétique. En infusion, comptez 15 g de feuilles et d’écorce pour 1 litre d’eau bouillante, laissez infuser 10 minutes. Buvez trois tasses par jour.
  • L’Igname Sauvage (Yam ou Wild Yam) permet d’atténuer les problèmes de sécheresse locale. Elle a aussi une action tonifiante générale et stimulante de la libido.
  • Le cyprès,
  • Le kudzu
  • Enfin, la salsepareille, la bourrache et l’achillée millefeuille contiennent un équivalent de la progestérone.
  • Le shatavari (Asparagus racemosus) est une plante issue de la médecine ayurvédique qui stimule la sécrétion des hormones gonadotropes (FSH, LH œstrogènes et progestérone) et qui est aussi bonne pour la libido.

Mise en garde : Ces plantes auraient un effet significatif sur la fréquence des bouffées de chaleur ou sur la sécheresse vaginale, mais peu d’efficacité sur les sueurs nocturnes. Elles aussi présentent certaines contre-indications, notamment en cas d’antécédents de cancer du sein ou de l’utérus, présence d’un fibrome, endométriose, hypertension artérielle, diabète, hyperlipidémie, obésité…et certaines ne sont pas pas bien tolérées par toutes les femmes.  Renseignez-vous auprès de votre naturopathe avant toute auto-supplémentation !

Les plantes sans phytohormones

Utiles sur le risque cardio-vasculaire 

L’extrait d’écorce de pin maritime (pycnogénol), par son activité antioxydante et son impact sur la micro-circulation, a montré qu’il pouvait atténuer les symptômes vasomoteurs dont bouffées de chaleur et transpiration nocturne, qui plus est avec un effet préventif intéressant sur les risques cardio-vasculaires

Contre les bouffées de chaleur

Une des plantes les plus efficaces est l’actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa). L’actée à grappes noires surprend car elle ne contient pas de phyto-œstrogènes. Son mode d’action est différent : il semblerait qu’elle agisse sur les récepteurs de la sérotonine. Dans la plupart des études, les comprimés utilisés sont des extraits normalisés à 1 mg de 27-déoxyactéine. La dose est de 1 à 2 comprimés, 2 fois par jour.

Mise en garde : L’actée à grappes noires est contre-indiquée pendant les grossesses et l’allaitement… ainsi que chez les personnes ayant le foie endommagé ou qui prennent des médicaments qui fragilisent le foie.

L’actée à grappes noires est souvent couplée au millepertuis qui cible les sautes d’humeur fréquentes à la ménopause. Ensemble, ils forment un cocktail qui couvre la plupart des symptômes de la ménopause : prenez en chaque jour 3 tasses en infusion (20 g pour un litre d’eau bouillante, faites infuser 10 minutes). On peut aussi compléter avec la valériane qui joue elle aussi sur l’instabilité humeur, les problèmes de sommeil et d’anxiété (en gélules 530 mg d’extrait concentré de valériane, deux fois par jour).

Éviter l’ostéoporose 

La prêle est une plante très reminéralisante. Elle est très riche en silice, ce qui lui permet d’améliorer en même temps l’état du cartilage, des tendons et des ligaments. Elle se consomme en décoction : 50 g pour un litre d’eau froide, faites bouillir 10 minutes puis infuser 10 autres. Buvez 3 tasses par jour.

Le coup de pouce de l’homéopathie

En cas de prise de poids avec apparition de cellulite, troubles circulatoires, peau grasse, cheveux cassants, nombreuses taches cutanées : prendre Thuya occidentalis 7 CH, 3 granules par jour ou Thuya 9 CH, 1 dose par semaine. Vous verrez, vous perdrez de l’eau et de la cellulite !

Bouffées de chaleur : FSH des laboratoires Boiron en 15 CH, 3 granules, 2 fois par jour. Mais il existe bien d’autres produits homéo qui seront souvent suffisants pour supprimer les bouffées de chaleur (remèdes en fonction de vos propres modalité cliniques donc à voir avec un homéopathe)

Ostéoporose confirmée, douleurs dans la colonne vertébrale, sensation de froid dans les os : Silicea 7 CH, 3 granules, 1 fois par jour ;

Colonne vertébrale douloureuse et déformation progressive (chez la femme maigre) : Calcarea phosphorica 5 CH, 3 granules matin et soir ;

Douleurs au niveau des articulations, maigreur et ostéoporose confirmée : Sulfur iodatum 5 CH, 3 granuels matin et soir

L’homéopathie modifiera le mécanisme psychologique de la baisse de libido avec : Onosmodium (absence de désir) et Caladium seguinum (absence de plaisir) en 9 CH, 3  granules trois fois par  jour. 

Aromathérapie (Huiles Essentielles)

Masser le bas ventre avec un mélange d’Huile Essentielle de Sauge Sclarée (attention, pas chez les femmes ayant des antécédents de cancers hormono dépendants !) ou de Palmarosa et d’huiles végétales réduit l’intensité des bouffées de chaleur et apaise l’anxiété.

Spray SOS Bouffée de Chaleur: la pulvérisation d’Hydrolat de menthe poivrée sur la poitrine et tout le haut du corps. Le menthol amène instantanément une vasoconstriction des vaisseaux qui provoque son effet glaçon. La montée en puissance de la bouffée de chaleur est interrompue, l’épiderme s’apaise, la tension émotionnelle retombe et le peps de la menthe stimule l’esprit et éloigne le coup de fatigue ou de blues.

Recette du « Rescue” aromatique en cas de détresse psychique : Diluer 1 ml d’HE de camomille noble et 2 ml d’HE de petit-grain bigaradier dans 10 ml d’huile végétale de noyau d’abricot.  Utiliser pendant la journée pour surmonter les bouffées de chaleur et la tension nerveuse associée. Aussi souvent que nécessaire, verser 2 gouttes sous la langue et respirer à l’intérieur des poignets. Le soir, au coucher, en massage de la colonne ou en respiration intensive à l’intérieur des poignets pour un meilleur départ dans les bras de Morphée

L’acuponcture, l’acupression  et l’automassage (Do-in)

L’acupuncture aide à rétablir l’équilibre naturel du corps en influençant les systèmes endocriniens (les fameuses hormones) et les systèmes nerveux sympathiques et parasympathiques permettant d’avoir un impact sur les bouffées de chaleurs, les transpirations nocturnes, le stress, l’insomnie, certains troubles de l’humeur ou digestifs. Elle n’agit pas en stimulant un point spécifique mais sur tout un circuit des méridiens déficients (notamment rate et foie). Elle agit ainsi sur la régulation de l’équilibre entre le yin et le yang, et c’est par ce biais que l’on a une amélioration sur les bouffées de chaleur.

Après trois séances d’acuponcture réalisées à trois semaines d’intervalle, vous devez être soulagée. Si ce n’est pas le cas, arrêtez. Sinon continuez, en espaçant en fonction de l’amélioration.

L’acupression à pratiquer en prévention au coucher ou lors de la montée de chaleur

  • Méridien du Maître Coeur (MC9) quand la chaleur monte. Posez votre pouce sur le point au bout du majeur, sur la pulpe et pressez fortement pendant 30 secondes puis changez de côté
  • Rate Pancréas 6 (RP6) pour chasser la chaleur, à 3 travers de doigts au-dessus de la malléole interne de la cheville. Exercez un message circulaire de chaque côté, en appuyant modérément pendant 2 minutes

 Nota bene : la cigarette empire et entretient les bouffées de chaleur. Si vous fumez encore, profitez-en pour arrêter !

Des plantes dites « adaptogènes »

Les plantes adaptogènes sont stimulants hypophysaires et de ce fait induisent une action ostrogénique chez la femme. De plus elles sont tonifiantes et stimulent l’immunité. Prises en cure de 3 mois maximum à renouveler régulièrement, on peut les essayer seules ou combinées (voir mon article). Parmi elles :

Le Panax ginseng

Cette plante aide l’organisme à s’adapter aux situations de crise. Elle a des vertus toniques importantes, sans être excitante. Vous pouvez consommer de la racine fraîche (croquez un morceau chaque matin) ou vous tourner vers les gélules de poudre (dosées à 300 mg) à raison d’une gélule chaque matin.


Le Reishi (Ganoderma Lucidum) n’est pas un médicament mais un champignon avec de grandes potentialités curatives qui peut soulager les symptômes de la ménopause.
Il contient des triterpenes apte à éliminer le cholestérol et le gras indésirable des vaisseaux sanguins. Dans ce cas, il améliore considérablement la circulation sanguine ce qui  annule le risque de maladies cardio-vasculaires et l’hypertension, mais aussi les problèmes comme les varices et l’obésité de la ménopause.
Le Ganoderma possède aussi des propriétés curatives pour l’esprit. Il a été montré qu’il apporte améliorations dans la gestion du stress et d’autres problèmes comme l’anxiété, le manque de désir sexuel ou l’énervement, celui-ci  permet aux femmes qui entrent dans le cercle de la ménopause de contrôler les états d’âme et d’être plus sereines.

L’Ashwaghanda (Withania somnifera) par son rôle antistress, anti-anxiété et anti-fatigue (soutien de glandes surrénales), ainsi que son impact positif sur le sommeil et la récupération, par ailleurs, stimule très légèrement la glande thyroïde (hausse de la production d’hormones T4), une propriété intéressante lorsqu’on sait à quel point cet âge de la vie peut être l’occasion d’une fatigue thyroïdienne et de symptômes d’hypothyroïdie.

La gemmothérapie

La gemmothérapie est une pratique à visée thérapeutique inventée par le médecin belge Pol Henry qui utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes pousses, bourgeons et radicelles, préparés par macération dans un mélange d’eau, de glycérine et d’alcool pour obtenir un extrait que l’on nomme « macérat glycériné ». Elle se base sur le postulat que le méristème (tissu végétal formé de cellules se divisant rapidement et qui constitue la zone de croissance des plantes) contient une « énergie informative » pouvant guérir.

Le Cornus sanguinea est reconnu comme très efficace sur les bouffées de chaleur et  l’irritation : 2 * 50 gouttes par jour de Cornus sanguinea Bg (solution diluée Mg 1D)

La supplémentation en NADH

Le NADH est un co-enzyme présent dans toute cellule vivante. Il a pour rôle de faciliter la respiration de nos cellules et de leurs mitochondries. Au cours du processus de respiration cellulaire, le NADH entre en contact avec l’oxygène, ce qui permet aux cellules de créer de l’énergie. Sans NADH, les cellules ne peuvent produire d’énergie, leur vie est raccourcie, leurs fonctions sont diminuées.
Or, le NADH contenu dans nos aliments n’est absorbé qu’en quantités insignifiantes. Une grande partie est détruite durant la cuisson. L’essentiel du NADH provient de la viande crue et du poisson cru, mais l’acidité de notre estomac en détruit la majeure partie. Il est donc logique d’imaginer qu’une supplémentation en NADH pourrait avoir une action préventive sur un grand nombre de maladies, et notamment sur la ménopause et l’andropause. Selon une récente étude autrichienne, les symptômes ont diminué chez toutes les femmes à qui on a donné 10 mg de NADH par jour pendant 3 mois, notamment l’intensité des bouffées de chaleur, les humeurs dépressives, les troubles du sommeil, la fatigue et la nervosité.

Une saine activité physique

Elle est indispensable pour prévenir ostéoporose, oxygéner les tissus, agir sur le système cardio-vasculaire, le moral, et les échanges tissulaires. Il faut choisir une activité qui fait transpirer car la transpiration permet d’éliminer le maximum de pesticides de l’environnement qui ont des actions hormonales délétères. Ainsi vos muscles travaillent et sont de meilleure qualité, vos os se calcifient, à l’inverse de la décalcification quand ils ne bougent pas (comme lorsqu’ils sont immobilisés dans un plâtre) : votre tissu gras fond et vous maintenez la forme.

Conclusion

Oui, la vie est dure, et ce moment de la vie notamment est particulièrement dur.

Sans qu’il y ait véritable remède miracle universel, vous avez déjà ci-dessus quelques remèdes à tester de façon unique ou combinée selon votre sensibilité et selon les changements que vous voulez et pouvez mettre en place dans votre mode de vie mais… il faut prendre le temps de digérer la vérité.

Cela veut dire qu’il faut s’accorder du temps et de l’énergie pour le traverser. Se traiter soi-même avec bienveillance, avec patience, ne pas s’infliger l’obligation de faire « comme si de rien n’était », de tout poursuivre comme avant, voire de redoubler d’exigence vis-à-vis de soi-même par peur de reconnaître qu’on est affaiblie ! Ce temps de compréhension, d’acceptation, se compte en années. Et ça tombe bien, la ménopause n’intervient pas du jour au lendemain!

L’intensité des symptômes est fonction de l’hygiène de vie mais aussi de la façon dont la femme aborde cette période sur un plan psychologique: si elle y entre en marche arrière ou si elle se dit qu’elle va enfin être libérée de cette cyclicité et qu’elle va enfin pouvoir faire ce qu’elle veut. Essayez donc de ne pas faire de fixation.

Les transformations de caractère qui se produisent à la ménopause peuvent être l’occasion d’un nouveau départ dans la vie. En effet, les fluctuations de l’humeur, les déprimes, pour pénibles qu’elles soient, stimulent aussi la réflexion, l’introspection et la prise de décision.

C’est pourquoi le nouveau départ représente, pour de nombreuses femmes, un tournant, presque une nouvelle naissance. L’occasion de redéfinir qui l’on est, ses valeurs, ses objectifs, d’abandonner les choses qui nous retenaient en arrière, et de tourner le dos aux fantômes du passé, une invitation à considérer son rapport à l’environnement (physique, psychologique, émotionnel, spirituel) plutôt que de maintenir un état qui de toute façon est derrière la femme. C’est dire au revoir à sa fertilité physique pour aller vers sa fertilité personnelle, accoucher d’une nouvelle femme, une femme «  sage » qui peut apporter autre chose au monde, forte de sa maturité, de sa nouvelle créativité.

D’ailleurs, c’est à partir de la ménopause que de nombreuses femmes portent au maximum leurs talents artistiques, notamment en musique, en peinture et en poésie, des activités qui demandent du temps et de la concentration.

Eh oui ! Il y a de bons côtés à la ménopause, même si la transition est désagréable. Et parmi les autres bons côtés de la ménopause, ceux qui sont évidents : finis le syndrome prémenstruel, les règles et tous les désagréments qui viennent avec. Adieu les douleurs dans les seins, les règles abondantes, l’endométriose, qui empoisonnent, plusieurs jours par mois, la vie de tant de femmes !

Finis, également, la contraception et les jours du mois où l’on est indisposée. Plus de frousse de tomber enceinte. Résultat : les câlins sont totalement détendus, et des enquêtes montrent que, paraît-il, « de nombreuses femmes ont davantage d’orgasmes, ou même d’orgasmes en série, après la ménopause ».

La ménopause réduit enfin le besoin de sommeil. Vous êtes étonnée de vous voir vous lever plus tôt que d’habitude, sans pour autant vous sentir plus fatiguée. Ce temps libéré augmente votre disponibilité et votre capacité à mener des projets.

Alors, maintenant que vous connaissez le mécanisme physiologique, que vous êtes prête à revoir votre mode de vie pour atténuer les symptômes et que vous avez entamé une transformation hormono-psychologique, le meilleur est à venir, n’est-ce pas ?

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Et si vous avez besoin d’être accompagnée avant et pendant cette période de façon individualisée, consultez-moi à distance ou à domicile.

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